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James Leg en concert au Jam Session

10 janvier 2017 Nouveautés


James Leg

Blood On The Keys

Un an après l’enthousiasmant Below The Belt, James Leg remet le couvert avec ce Blood On The Keys le bien nommé tant il résume assez bien l’ardeur et la foi que met James Leg dans chacun de ses enregistrements.
Ce qu’il y a de bien avec James Leg c’est que les albums ont beau se suivre, se ressembler, jamais on ne note de temps faibles, de coups de moins bien. La formule à beau être désormais éculée, James Leg reste impérial. Et ce Blood On The Keys ne déroge pas à la règle, bien au contraire.
Au programme on retrouve comme d’habitude des pistes punk blues rappelant ces années passées avec ses compères successifs au sein des Black Diamond Heavies, une bonne grosse dose de gospel sa marotte depuis qu’il oeuvre en solo, quelques reprises bien senties et histoire de montrer qu’il n’est pas un artiste comme les autres une ou deux surprises.
De ce point de vue le cahier des charges est parfaitement rempli. Mais trois choses surprennent à l’écoute de Blood On The Keys.
La première c’est cette capacité à entremêler les styles, à concilier au sein d’un même morceau ce qui faisait le sel des albums précédents. La deuxième c’est la place faîte à la guitare. Oui la guitare car James Leg offre une plus grande place sur ces enregistrements à l’apport de musiciens extérieurs qu’il n’en a proposé par le passé.
Enfin c’est le niveau général. Passez l’introductif « Human Lawn Dart » qui permet de se mettre dans l’ambiance, le niveau monte d’un cran et ne redescendra plus tout au long des neuf titres restants. « Huggin The Line » et son mélange punk blues / choeurs gospel (oeuvre des Foxxxfire soit Kristen Kreft et Beth Harris, déjà à l’oeuvre sur Below The Belt) envoie le bonhomme loin, très loin de la concurrence. Puis déboule LA reprise, cette relecture du « Mighty Man » de Mungo Jerry, excellente comme à l’accoutumée et qui laisse toute sa place au jeu débridé à la guitare de Ruben Glaser.
S’ensuit l’impeccable « St Michel Shuffle », ballade à la James Leg serait-on tenté de dire, ponctué de quelques notes de piano et porté par des violons ! Étonnant autant que brillant. Puis en grand sentimental qu’il est, James Leg balance la délicate « I’ll Take It ». Ces deux derniers titres ayant permis de faire une pause bienvenue, James Leg remet l’ouvrage sur le métier avec « Aint You Hungry » et surtout « Dogjaw (Do Some Things You Say) »  en compagnie de l’inestimable Johnny Walker.
« Tao Te Leg » et une autre ballade bluesy plus loin, « Blood On The Keys », et voilà que déboule le dernier temps fort du disque, et dernier morceau tout court, une reprise déjantée – avec violons ! – du « Should’ve Been HomeWith You » de Blaze Foley.
On ne sait si James Leg parviendra à continuer à nous offrir des disques de qualité comme il le fait maintenant depuis neuf ans (on pourrait remonter aux Immortal Lee County Killers mais l’acte fondateur reste Every Dawn Time avec les Black Diamond Heavies). On craint même ce moment inéluctable que connaisse tous les artistes. Mais même si ce moment devait arriver, quand on regarde la discographie sans faille du bonhomme depuis ses débuts, on ne cessera jamais de l’admirer.

Franky Stooge de Raw Power Magazine

Retrouvez James Leg en live au Jam Session le jeudi 19 janvier et sur la playlist blues de LaRG’
Et Blue Butter Pot en première partie.
Réservation : https://www.weezevent.com/james-leg-the-blue-butter-pot-jam-session-vannes
https://www.facebook.com/James-Leg-114197558646461/
https://www.facebook.com/bluebutterpot/
http://www.alive-records.com/artist/james-leg/

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